Spy, a Belgian cave site famous for its Neanderthal remains, contains a wide spectrum of Pleistocene species. Horse, cave hyena, woolly mammoth, woolly rhinoceros and reindeer are the primary taxa. The Spy cave was used alternately by prehistoric humans and Pleistocene carnivores. This study considers whether prehistoric humans or carnivores are responsible for the large number of mammoth remains at the site. It is argued, on the basis of the frequency distribution of the skeletal elements of the mammoth, the age distribution of the mammoth molars, and the diet of the large carnivores and of the prehistoric humans, that the mammoth assemblage of Spy accumulated at the site through the activities of prehistoric humans. On the basis of AMS dates, the stratigraphic position of a number of mammoth molars and the absence of red ochre on the mammoth molars, it was concluded that these prehistoric humans were Neanderthals rather than Anatomically Modern Humans.
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RBINS Staff Publications
Le Lägerstatte de Messel est un site UNESCO mondialement connu pour la conservation exceptionnelle de ses fossiles de la base de l’Eocène moyen (MP11, 48 à 47 Ma). En effet ces spécimens sont très souvent complets et articulés, et préservent même le contenu stomachal, les poils, quelques traces de tissus mous, ainsi que des fœtus. Au moins cinq espèces de périssodactyles sont connues à Messel, appartenant à au moins trois groupes différents (Ceratomorpha, Lophiodontidae et Hippomorpha). Ces fossiles, bien que très complets, sont généralement préservés sur des plaques de résines ne permettant qu’une observation en deux dimensions et sur une seule face. Ce type de préservation ne permet donc pas d’observer chaque ossement en trois dimensions, et complique donc l’étude anatomique. C’est en partie pour cette raison que les périssodactyles de Messel n’ont été que superficiellement décrits et étudiés, malgré le nombre très important de spécimens, et leur préservation exceptionnelle. Ici, un squelette entier d’Eurohippus messelensis (IRNSB-M-1851) a pu être scanné par microtomographie à rayons X pour la première fois, dans le cadre du projet PerissOrigin. Il s’agit de l’un des cinq spécimens de périssodactyles de Messel appartenant aux collections de l’Institut des Sciences naturelles de Bruxelles, acquis lors des fouilles de 1983 à 1988. La tomographie de ce spécimen est particulièrement difficile de par sa grande taille (70x60cm) et par la préservation sur plaque, mais elle a été rendue possible grâce au Double Tomographe à Haute Energie (DTHE) du laboratoire MatéIS à Lyon (Figure 1), avec une résolution de 75 microns. La plupart des ossements, ainsi que le crâne et les dents ont pu être segmentés, révélant pour la première leur morphologie complète en trois dimensions. Cependant, bien que la face exposée soit très bien préservée, la face non-exposée l’est beaucoup moins, rendant la segmentation difficile. Nous présenterons donc ici les résultats de la segmentation de ce spécimen ainsi que quelques particularités anatomiques d’Eurohippus messelensis. Deux autres squelettes seront prochainement tomographiés, dont l’un appartenant à une espèce de périssodactyle énigmatique, Hallensia matthesi, ce qui permettra de mieux comprendre sa place au sein des périssodactyles.
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RBINS Staff Publications 2025
Si le registre fossile des lézards est assez bon pour l’Eocène moyen et supérieur en Europe, il n’en va pas de même pour l’Eocène inférieur. Seule la localité de Dormaal, datant de l’Eocène basal (niveau-repère MP7,Belgique) semble faire exception. Parmi les nombreux fossiles de lézards de cette localité, nous présentons ici pour la première fois quelques rares éléments appartenant à un gecko. Ce dernier vivait donc dans nos régions durant le Maximum Thermique Paléocène-Eocène (PETM), climat le plus chaud des 66 derniers millions d’années. Ce nouveau taxon, daté de 56 Ma, est le plus ancien gecko cénozoïque connu en Europe. Avec Laonogekko lefevrei de Prémontré (MP 10, Bassin de Paris), plus jeune d’environ 5 millions d’années, ces taxons forment la radiation du Paléogène inférieur de ce clade. Aujourd’hui, les geckos sont répartis dans le monde entier, principalement dans les zones tempérées chaudes à tropicales, bien que certaines espèces puissent atteindre des régions plus froides dans les hémisphères Nord et Sud. Le nouveau gecko de Dormaal représente un élément thermophile, confirmant les préférences thermiques actuelles des geckos. Par ailleurs, la distribution de ce groupe dans des latitudes aussi septentrionales (au-dessus de 50° Nord) n’est pas surprenante durant cette période particulièrement chaude. Bien que le nouveau taxon décrit ici ne soit représenté que par un frontal et des dentaires (deux des éléments les plus fréquemment préservés chez les geckos fossiles), il fournit un nouveau record de diversité des squamates à la base de l’Eocène. Avec Yantarogekko de l’ambre éocène de la Baltique (district de Kaliningrad, nord-ouest de la Russie), ces geckos documentent la distribution septentrionale des geckos en Europe pendant l’Éocène.
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RBINS Staff Publications 2022 OA