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Premier signalement en Belgique de Phloeotribus liminaris (Harris, 1852), un scolyte nord-américain introduit en Europe (Coleoptera, Curculionidae, Scolytinae)
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RBINS Staff Publications 2021
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Première visualisation tridimensionnelle par tomographie d’un squelette de périssodactyle de Messel (Eurohippus messelensis)
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Le Lägerstatte de Messel est un site UNESCO mondialement connu pour la conservation exceptionnelle de ses fossiles de la base de l’Eocène moyen (MP11, 48 à 47 Ma). En effet ces spécimens sont très souvent complets et articulés, et préservent même le contenu stomachal, les poils, quelques traces de tissus mous, ainsi que des fœtus. Au moins cinq espèces de périssodactyles sont connues à Messel, appartenant à au moins trois groupes différents (Ceratomorpha, Lophiodontidae et Hippomorpha). Ces fossiles, bien que très complets, sont généralement préservés sur des plaques de résines ne permettant qu’une observation en deux dimensions et sur une seule face. Ce type de préservation ne permet donc pas d’observer chaque ossement en trois dimensions, et complique donc l’étude anatomique. C’est en partie pour cette raison que les périssodactyles de Messel n’ont été que superficiellement décrits et étudiés, malgré le nombre très important de spécimens, et leur préservation exceptionnelle. Ici, un squelette entier d’Eurohippus messelensis (IRNSB-M-1851) a pu être scanné par microtomographie à rayons X pour la première fois, dans le cadre du projet PerissOrigin. Il s’agit de l’un des cinq spécimens de périssodactyles de Messel appartenant aux collections de l’Institut des Sciences naturelles de Bruxelles, acquis lors des fouilles de 1983 à 1988. La tomographie de ce spécimen est particulièrement difficile de par sa grande taille (70x60cm) et par la préservation sur plaque, mais elle a été rendue possible grâce au Double Tomographe à Haute Energie (DTHE) du laboratoire MatéIS à Lyon (Figure 1), avec une résolution de 75 microns. La plupart des ossements, ainsi que le crâne et les dents ont pu être segmentés, révélant pour la première leur morphologie complète en trois dimensions. Cependant, bien que la face exposée soit très bien préservée, la face non-exposée l’est beaucoup moins, rendant la segmentation difficile. Nous présenterons donc ici les résultats de la segmentation de ce spécimen ainsi que quelques particularités anatomiques d’Eurohippus messelensis. Deux autres squelettes seront prochainement tomographiés, dont l’un appartenant à une espèce de périssodactyle énigmatique, Hallensia matthesi, ce qui permettra de mieux comprendre sa place au sein des périssodactyles.
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RBINS Staff Publications 2025
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Première visualisation tridimensionnelle par tomographie d’un squelette de périssodactyle de Messel (Eurohippus messelensis)
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Le Lägerstatte de Messel est un site UNESCO mondialement connu pour la conservation exceptionnelle de ses fossiles de la base de l’Eocène moyen (MP11, 48 à 47 Ma). En effet ces spécimens sont très souvent complets et articulés, et préservent même le contenu stomachal, les poils, quelques traces de tissus mous, ainsi que des fœtus. Au moins cinq espèces de périssodactyles sont connues à Messel, appartenant à au moins trois groupes différents (Ceratomorpha, Lophiodontidae et Hippomorpha). Ces fossiles, bien que très complets, sont généralement préservés sur des plaques de résines ne permettant qu’une observation en deux dimensions et sur une seule face. Ce type de préservation ne permet donc pas d’observer chaque ossement en trois dimensions, et complique donc l’étude anatomique. C’est en partie pour cette raison que les périssodactyles de Messel n’ont été que superficiellement décrits et étudiés, malgré le nombre très important de spécimens, et leur préservation exceptionnelle. Ici, un squelette entier d’Eurohippus messelensis (IRNSB-M-1851) a pu être scanné par microtomographie à rayons X pour la première fois, dans le cadre du projet PerissOrigin. Il s’agit de l’un des cinq spécimens de périssodactyles de Messel appartenant aux collections de l’Institut des Sciences naturelles de Bruxelles, acquis lors des fouilles de 1983 à 1988. La tomographie de ce spécimen est particulièrement difficile de par sa grande taille (70x60cm) et par la préservation sur plaque, mais elle a été rendue possible grâce au Double Tomographe à Haute Energie (DTHE) du laboratoire MatéIS à Lyon (Figure 1), avec une résolution de 75 microns. La plupart des ossements, ainsi que le crâne et les dents ont pu être segmentés, révélant pour la première leur morphologie complète en trois dimensions. Cependant, bien que la face exposée soit très bien préservée, la face non-exposée l’est beaucoup moins, rendant la segmentation difficile. Nous présenterons donc ici les résultats de la segmentation de ce spécimen ainsi que quelques particularités anatomiques d’Eurohippus messelensis. Deux autres squelettes seront prochainement tomographiés, dont l’un appartenant à une espèce de périssodactyle énigmatique, Hallensia matthesi, ce qui permettra de mieux comprendre sa place au sein des périssodactyles.
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RBINS Staff Publications 2025 OA
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Présence d'un gecko dans l'Eocène basal de Dormaal (Belgique): un élément thermophile du PETM ?
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Si le registre fossile des lézards est assez bon pour l’Eocène moyen et supérieur en Europe, il n’en va pas de même pour l’Eocène inférieur. Seule la localité de Dormaal, datant de l’Eocène basal (niveau-repère MP7,Belgique) semble faire exception. Parmi les nombreux fossiles de lézards de cette localité, nous présentons ici pour la première fois quelques rares éléments appartenant à un gecko. Ce dernier vivait donc dans nos régions durant le Maximum Thermique Paléocène-Eocène (PETM), climat le plus chaud des 66 derniers millions d’années. Ce nouveau taxon, daté de 56 Ma, est le plus ancien gecko cénozoïque connu en Europe. Avec Laonogekko lefevrei de Prémontré (MP 10, Bassin de Paris), plus jeune d’environ 5 millions d’années, ces taxons forment la radiation du Paléogène inférieur de ce clade. Aujourd’hui, les geckos sont répartis dans le monde entier, principalement dans les zones tempérées chaudes à tropicales, bien que certaines espèces puissent atteindre des régions plus froides dans les hémisphères Nord et Sud. Le nouveau gecko de Dormaal représente un élément thermophile, confirmant les préférences thermiques actuelles des geckos. Par ailleurs, la distribution de ce groupe dans des latitudes aussi septentrionales (au-dessus de 50° Nord) n’est pas surprenante durant cette période particulièrement chaude. Bien que le nouveau taxon décrit ici ne soit représenté que par un frontal et des dentaires (deux des éléments les plus fréquemment préservés chez les geckos fossiles), il fournit un nouveau record de diversité des squamates à la base de l’Eocène. Avec Yantarogekko de l’ambre éocène de la Baltique (district de Kaliningrad, nord-ouest de la Russie), ces geckos documentent la distribution septentrionale des geckos en Europe pendant l’Éocène.
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RBINS Staff Publications 2022 OA
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Présence ignorée de Aplus assimilis (Reeve, 1846) (Gastropoda, Pisaniidae) en Méditerranée pendant quatre décennies
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RBINS Staff Publications 2020
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Presence of Placiphorella atlantica (Verrill & S. I. Smith, 1882) (Polyplacophora, Mopaliidae) in the Denmark Strait (West Iceland)
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RBINS Staff Publications 2022 OA
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Presence of the large aquatic snake Palaeophis africanus in the middle Eocene marine margin of the Congo Basin, Cabinda, Angola
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Ten isolated snake vertebrae from Landana and Sassa-Zao, Cabinda Exclave, Angola, present a ‘‘primitive” grade morphology with a weak lateral compression and do not belong to Palaeophis aff. typhaeus as originally referred to. They well belong to a single taxon and are here attributed to Palaeophis africanus for which the intracolumnar variation is described and illustrated. This species is Lutetian (middle Eocene) in age and originates from a marine coastal environment confirming again the aquatic capabilities of palaeophiid snakes. It represents the third largest species of Palaeophis with P. colossaeus and P. maghrebianus to which it is closely related in our tentative phylogenetic analysis, indicating that these three taxa could belong to an African clade. This study also contributes to the debate on the existence of primitive and advanced grades among palaeophiid snakes. Palaeophis presents laterally compressed anterior trunk vertebrae that could have been often erroneously considered as representing advanced grade species and potential parataxonomy.
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RBINS Staff Publications 2021
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Primoptynx, un hibou pas comme les autres
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Avec plus d’un an de retard suite à la crise COVID (Anthropocène supérieur), nous présentons ici un squelette partiel d’un hibou fossile de grande taille qui entretemps a déjà été publié (Mayr et al., 2020). Ce retard n’est toutefois pas réellement préjudiciable étant donné que le spécimen a été découvert il y a déjà plus de 30 ans dans les couches du Wasatchien moyen (Wa-3) de la Formation de Willwood à McCullough Peaks, au Wyoming (USA), permettant ainsi de le dater entre 54,5 et 55,0 Ma (début de l’Eocène inférieur). Le spécimen inclut la majorité des os postcraniens d’un des strigiformes fossiles les plus complets du Paléogène. Primoptynx poliotaurus mesurait environ 50 centimètres de long, taille comparable à Hedwig, le harfang des neiges de Harry Potter, et appartient à un groupe de hiboux proche de la famille éteinte des Protostrigidae, bien que ne partageant pas avec ces derniers la morphologie dérivée du tibiotarse. Les pattes de Primoptynx sont différentes de celles des strigidés actuels (hiboux et chouettes). Les hiboux ont aujourd'hui quatre doigts avec des griffes de même taille pour attraper des proies relativement petites, et les tuer avec le bec. Primoptynx a les premier et second doigts plus longs, comme on le voit chez les éperviers, buses, aigles et autres membres de la famille des Accipitridae. Ces deux doigts plus développés sont utilisés pour épingler les proies, qui sont dès lors percées par les serres. Primoptynx était donc un hibou qui chassait comme un aigle, des mammifères de taille moyenne. Ce fossile montre, avec d’autres découvertes, que durant l’Eocène inférieur il y avait déjà une certaine diversité de strigiformes, de différentes tailles, qui occupaient diverses niches écologiques. Le succès des hiboux allait de pair avec celui des mammifères, devenus très diversifiés à l’Eocène inférieur. L'extinction ultérieure de Primoptynx et d'autres proto-hiboux pourrait être due à l'émergence d'oiseaux de proie diurnes à l'Éocène supérieur. Financements Cette étude a été menée dans le cadre du projet BR/121/A3/PalEurAfrica, financé par la Politique Scientifique Fédérale Belge. Références Mayr G., Gingerich P.D. & Smith T., 2020. Skeleton of a new owl from the early Eocene of North America (Aves, Strigiformes) with an accipitrid-like foot morphology. Journal of Vertebrate Paleontology, 40(2):e1769116. https://doi.org/10.1080/02724634.2020.1769116.
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RBINS Staff Publications 2021
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Prionus antonkozlovi n. sp. de Chine (Coleoptera, Cerambycidae, Prioninae)
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RBINS Staff Publications 2021
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Proceedings of the 15th International Symposium on Aquatic Oligochaeta
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RBINS Staff Publications 2023 OA