Notre étude porte sur les pathologies bucco-dentaires de trois sites mérovingiens de Belgique (Ciply, Braives et Torgny) : plus particulièrement les caries, les abcès et les pertes ante-mortem (PAM). Nous analysons l’impact de diverses variables, telles que le site archéologique, le type de dent, le sexe et l’âge au décès sur la fréquence de ces trois pathologies. Avec un total de 4599 dents étudiées pour un effectif de 423 individus, nos résultats montrent que le nombre de dents conservées varie significativement selon le site d’origine, suggérant que celui-ci exerce une influence notable sur l’état de conservation des squelettes. Nos données montrent que la présence de caries et d’abcès dépend aussi du site. Ainsi, 63 % des Mérovingiens souffraient de caries, avec les plus fortes prévalences à Braives, tandis que l’abcès est présent chez 23 % des sujets avec une fréquence plus élevée à Ciply. Par contre, le nombre de PAM, qui touchait 65 % des individus, ne varie pas selon le site. La combinaison de plusieurs pathologies est observée chez 12 % des individus, avec des taux plus élevés à Ciply et Braives. Pour les trois pathologies, les dents les plus atteintes sont les molaires et, en ce qui concerne les caries, on observe un taux légèrement plus haut du côté droit, laissant penser à une préférence de côté pour la mastication. Concernant l’impact du sexe, les hommes montrent une prédominance de PAM et de caries par rapport aux femmes, mais celles-ci ont une fréquence légèrement plus élevée d’abcès. Comme attendu, les pourcentages de PAM et de caries augmentent avec l’âge chez les adultes. Notre étude révèle que les prévalences des pathologies bucco-dentaires sont influencées par tous les facteurs envisagés. Des inégalités de régime alimentaire et d’hygiène bucco-dentaire pourraient expliquer les différences liées au sexe et à la localisation géographique.
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RBINS Staff Publications 2025
Sexing an adult human skeleton from its fragmented remains is a tremendous challenge in both archaeological and forensic contexts. Although reliable sex estimation methods using the os coxae do exist, as well as the possibility of performing a secondary sexual diagnosis within a funerary assemblage, it is essential in the case of fragmented individuals to set up an alternative sex estimation method based on a skeletal element that is both sexually dimorphic and has a high taphonomic survival rate. This study investigated the sexual dimorphism of the cranial base (occipital and temporal bones), through an exclusively metric approach, in 537 identified western European adults. Using logistic regressions, thirteen predictive models were built up, which yielded up to 86.8% accuracy after cross-validation and with a decision threshold of 0.70. BASE is an R package with a graphic user interface that can be used to apply these predictive models to a target adult individual (https://archive.softwareheritage.org/browse/directory/5e3e3753e1f9c360b0ddbebaa2d2b42e5d7686d9). This paper provides measurement definitions, practical details and user recommendations. BASE is a new sex estimation tool which is free of charge, fast and easy to use, and allows anthropologists to collect biological data from larger numbers of individuals, even when their skeletons are highly fragmented and damaged. This new method can certainly contribute to a better understanding of past populations and will be of considerable value to forensic investigations in today’s context of steadily rising numbers of missing persons. BOUCHERIE A. , POLET C. , MARTINE V., LEFÈVRE P., SANTOS F., 2025. BASE – BAsicranial Sex Estimation: An R package for sexing adult western European individuals from the cranial base morphometry in bioarchaeology and forensic anthropology. , (2) :
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