The upper part of the Kortrijk Clay Formation (the Roubaix Clay and Aalbeke Clay Members of mid-Ypresian age) has been exposed in road and canal cuttings and clay quarries in the Kortrijk area (western Belgium), and penetrated by several cored boreholes. It is overlain disconformably by the Mont-Panisel Sand Member of the Hyon Sand Formation (upper middle Ypresian). The Roubaix Clay Member contains diverse and well-preserved calcareous nannofossils, dinoflagellate cysts, foraminifera, ostracods and other calcitic microfossils, and less well-preserved mollusc assemblages, while the Aalbeke Clay Member is secondarily decalcified. The calcareous nannofossil subdivision of upper NP11 and lower NP12 has been recognised in the Kortrijk area, and calibrated with the NW European mid-Ypresian dinoflagellate cyst, ostracod and planktonic foraminiferal zones and datums (e.g. Subbotina influx). Several medium-scale depositional sequences, with an estimated duration of 400 kyr or less, have been recorded. Their respective boundaries coincide with the resistivity maxima identified on the majority of the wireline log profiles of the Belgian Ypresian. Integrated biostratigraphic, magnetostratigraphic and sequence stratigraphic analysis enables correlation with other areas in Belgium, with the London Clay Formation of southern England, and with the standard chronostratigraphic scale. A marine erosion surface has been identified at the base of Unit 20 in the Kortrijk area (mid-Ypresian, early Biochron NP12, middle C24n.1n, ~ 52.8 Ma), corresponding to the first occurrence of estuarine channel-fill units in southern England. This indicates a brief but profound sea-level fall, either eustatically or tectonically controlled. The composite Kortrijk section is proposed as a reference section for the middle Ypresian in the southern North Sea Basin, and for similar settings in mid- to high-latitudes of the Northern Hemisphere (e.g. Kazakhstan and Crimea).
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RBINS Staff Publications 2017
La stratigraphie de l’Oligocène d’Aquitaine occidentale est revue en synthétisant les données bibliographiques et en réexaminant 93 sondages, dont 60 sont datés à l’aide de foraminifères ou nannofossiles calcaires. La révision de ces sondages a permis de reconstituer l’évolution sédimentaire de l’Aquitaine occidentale en relation avec les évènements tectoniques correspondants. Les petits foraminifères benthiques ont permis d’estimer les variations de la tranche d’eau dans les coupes, qui s’étendent du domaine épibathyal jusqu’au domaine saumâtre. Environ 60 % des foraminifères présents au Priabonien disparaissent au cours de cet étage et à la limite Éocène/Oligocène. L’apparition et la disparition des espèces est progressive dans l’Oligocène, ce qui permet d’en utiliser certaines comme marqueurs pour la stratigraphie du Bassin d’Aquitaine. Les foraminifères du Bassin d’Aquitaine montrent de nombreuses affinités avec ceux de la Paratéthys centrale, indiquant que ces deux régions étaient interconnectées à cette époque par le détroit de Gibraltar et la zone bétique. Sept formations sont retenues dans l’Oligocène marin du Bassin de l’Adour, dont une nouvellement introduite (Formation de Capcosle d’âge Rupélien-Aquitanien) et deux redéfinies (Formation de Biarritz d’âge Rupélien inférieur et Formation d’Escornebéou d’âge Chattien supérieur) ; trois sont distinguées dans le domaine continental (les Formations de Jurançon et de Campagne puis celle de l’Agenais). L’Oligocène de la plate-forme nord-aquitaine comprend deux formations marines (la Formation de Bel-Air et la Formation du Calcaire à Astéries avec le Membre à Crassostrea longirostris à la base) et trois formations continentales (du bas vers le haut : les Formations du Fronsadais, de Castillon et de l’Agenais). Trois grandes aires sédimentaires se différencient au cours de l’Oligocène dans la région aquitaine. La première, entre Labenne et Arcachon, se caractérise par les dépôts à dominance argileuse, bathyaux, épais (jusqu’à 1700 m). La deuxième aire forme un arc de cercle autour de la première et représente la plate-forme avec des sédiments plus variés : calcaires bioclastiques, argiles et sables coquilliers de 400-500 m d’épaisseur. La troisième comprend les sédiments continentaux à l’est et au sud du bassin. Les événements tectoniques pyrénéens influencent la sédimentation, comme le montrent, en premier lieu, la transgression du Rupélien moyen, qui est plus importante au nord qu’au sud, tandis que le phénomène inverse s’observe au Rupélien supérieur, et, deuxièmement, les transgressions du Chattien inférieur et supérieur, qui sont conditionnées par la subsidence locale et la réactivation d’anciennes structures.
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