During a preventive archaeological excavation in the historical centre of Brussels (Belgium), the waterlogged remains of a 13th century AD sunken byre (potstal) were discovered. The exceptional preservation instigated a multiproxy approach, including micro-archaeology, micromorphology, phytolith and parasite analysis on thin sections, palynology and the study of plant macroremains on the fill of the structure. Beyond detailing the content and multiple origins of the fill (including excremental waste and urines, fodder and bedding material, plaggen and/or soil sods, household and construction waste), this study also provides detailed insights into foddering customs, hygienic conditions within the stable, and the health status of the animals kept. Moreover, historians claim the importance of an agro-pastoral system where animals were kept in stables over winter as part of the explanation for cultivating new and less rich soils in high medieval times. The intensive study of high medieval cultivated fields in the historical centre of Brussels indeed shows that they have intensively been amended. So aside from documenting husbandry practices, this study also informs about late medieval farming practices in Brussels, more specifically the need to collect substantial amounts of manure to add as fertiliser onto cultivated poor sandy soils.
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Le Lägerstatte de Messel est un site UNESCO mondialement connu pour la conservation exceptionnelle de ses fossiles de la base de l’Eocène moyen (MP11, 48 à 47 Ma). En effet ces spécimens sont très souvent complets et articulés, et préservent même le contenu stomachal, les poils, quelques traces de tissus mous, ainsi que des fœtus. Au moins cinq espèces de périssodactyles sont connues à Messel, appartenant à au moins trois groupes différents (Ceratomorpha, Lophiodontidae et Hippomorpha). Ces fossiles, bien que très complets, sont généralement préservés sur des plaques de résines ne permettant qu’une observation en deux dimensions et sur une seule face. Ce type de préservation ne permet donc pas d’observer chaque ossement en trois dimensions, et complique donc l’étude anatomique. C’est en partie pour cette raison que les périssodactyles de Messel n’ont été que superficiellement décrits et étudiés, malgré le nombre très important de spécimens, et leur préservation exceptionnelle. Ici, un squelette entier d’Eurohippus messelensis (IRNSB-M-1851) a pu être scanné par microtomographie à rayons X pour la première fois, dans le cadre du projet PerissOrigin. Il s’agit de l’un des cinq spécimens de périssodactyles de Messel appartenant aux collections de l’Institut des Sciences naturelles de Bruxelles, acquis lors des fouilles de 1983 à 1988. La tomographie de ce spécimen est particulièrement difficile de par sa grande taille (70x60cm) et par la préservation sur plaque, mais elle a été rendue possible grâce au Double Tomographe à Haute Energie (DTHE) du laboratoire MatéIS à Lyon (Figure 1), avec une résolution de 75 microns. La plupart des ossements, ainsi que le crâne et les dents ont pu être segmentés, révélant pour la première leur morphologie complète en trois dimensions. Cependant, bien que la face exposée soit très bien préservée, la face non-exposée l’est beaucoup moins, rendant la segmentation difficile. Nous présenterons donc ici les résultats de la segmentation de ce spécimen ainsi que quelques particularités anatomiques d’Eurohippus messelensis. Deux autres squelettes seront prochainement tomographiés, dont l’un appartenant à une espèce de périssodactyle énigmatique, Hallensia matthesi, ce qui permettra de mieux comprendre sa place au sein des périssodactyles.
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